vendredi 20 décembre 2013

Solstice d'hiver

Le solstice d'hiver a lieu cette année le samedi 21 décembre 2013, à 18 h 11 (heure de France, ou 17 h 11 GMT). C'est à cette minute que commence l'hiver.

La période de la nouvelle clarté. 
Ce jour est le plus court de l'année. La nuit est la plus longue.
Les jours vont recommencer à augmenter et le soleil va progressivement remonter sur l'horizon.

Depuis l'aube des temps, les hommes ont fêté cette renaissance du soleil, de la lumière.
Noël, c'est à l'origine la fête du soleil et cette fête avait lieu le jour du solstice d'hiver. 

Le solstice d'hiver compte parmi les fêtes les plus importantes en Chine et en Extrême-Orient.
Les origines de cette fête remontent à la philosophie d'harmonie et d'équilibre du cosmos (le Yin et le Yang).
Les qualités yin de l’obscurité et du froid sont au maximum de leur puissance à ce moment-là. L'aspect yang se rehausse, débutant un nouveau cycle. Les jours recommencent à s'allonger après cette célébration : ce sont donc les flux d'énergie positive qui reviennent.
Traditionnellement, la fête du Dongzhi est aussi une occasion de réunir la famille. En particulier dans le sud de la Chine le solstice d'hiver est l'occasion de cuisiner les Tangyuan ou balles de riz gluant, qui symbolisent la réunion. Dans le nord de la Chine, les gens mangent plutôt des des dimsum comme les raviolis vapeur.

 



Dans le Nord et l'Est de l'Europe, les peuples d'origine germanique et les celtes organisaient dans la joie de grandes fêtes pour le soleil renaissant, pour le feu et la lumière nécessaires à la vie, symboles de chaleur et de prospérité. On y faisait de grands feux pour bannir l’obscurité et célébrer le moment précis où les jours recommençaient à s’allonger.
Les peuples nordiques décoraient l'intérieur de gui, de houx et de branches de sapin, afin de célébrer ce qui ne meurt pas en hiver, et de rappeler que la nature renaît elle aussi avec le retour du soleil, même si cette renaissance est encore cachée et souterraine. 
Certains fabriquaient avec une couronne placée sur leur porte, et la brûlaient dans le feu.



C'est à cette époque que le gui fleurit alors que les dernières feuilles tombent et que toute la nature prend l'apparence de la mort.




Pour les druides,  Il est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie du solstice. Il exprime la survie de l’âme, la continuité de la vie après la mort apparente de la nature qui suit la chute des feuilles. C’est le symbole du retour de la lumière solaire originelle. 


Le retour de la lumière est également symbolisé par la "bûche de Noël", bûche de chêne que l’on fait brûler dans la cheminée. C’est une bûche que l’on a prélevée dans le feu du solstice d’été et qui restitue en cette période sombre l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée, symbolisant ainsi le lien entre les deux moments extrêmes de l'année.

A Rome aussi, du 19 au 26 décembre, les Saturnales étaient une période de réjouissances où l'on s'offrait des cadeaux.  
Mais en  moins 50, Jules César voulut mettre le calendrier lunaire en accord avec le cours du soleil, et créa le calendrier julien, la  base de notre propre calendrier, qui fixa erronément le jour le plus court de l'année au 25 décembre. En 274, l'empereur Aurélien imposa le culte du Soleil Invaincu lors de la célébration du 25 décembre.

La date de naissance de Jésus-Christ a été fixée par convention au 25 décembre, et non en fonction d'une réalité historique précise. 
Le choix de cette date traduisait de la part de l'Église Catholique une volonté de supplanter les fêtes païennes qui se déroulaient partout dans l'hémisphère nord depuis des milliers d'années.

Le jour de Noël chrétien reprend le symbole du solstice d'hiver, soit le thème du Sol invictus, le soleil invaincu.

On peut fêter deux fois Noël : Le Noël solaire, le 21 décembre au moment du solstice d'hiver et le Noël chrétien le 25 décembre !