vendredi 25 septembre 2015

Coup de bec sur certains groupes de radios

Un amendement a été adopté en commission à l'Assemblée nationale, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2015 qui vise à demander des quotas de chansons francophones à la radio. 
Cette mesure vise, à mon sens, à défendre chanson française et son tissu culturel varié. Elle n’a pas pour but de favoriser les intérêts des grandes sociétés de musiques (majors).

Les groupes de radios privés (NRJ GROUP, RTL et les Indés Radios) ont annoncé la diffusion de spots quotidiens sur leurs antennes "pour alerter leurs auditeurs et leur demander d'appeler en masse le standard du Premier Ministre en donnant le numéro de téléphone du standard (donné à l’antenne) afin de défendre leurs radios avec le slogan "A la radio, j'écoute ce que je veux".
Et bien justement, je suis contre ce dictat de ces radios. Cela fait des années que je ne n’écoute pratiquement plus de musique française ni internationale à la radio. Je l'écoute sur des sites web comme Deezer Spotify Sound cloud ou aussi YouTube Vivo, Dailymotion ou bien sur des sites personnels. La musique française ne s'arrête pas à NRJ et RTL.

Il ne faut pas confondre talent artistique et économie musicale. La plupart des musiciens et chanteurs que j’aime écouter ne passent pas sur les radios nationales. Ils ne sont certes pas aussi connus que certains gagnants de la Star Academy ou de la Nouvelle Star, mais ils font des concerts et diffusent leur musique. Je connais plein de monde autour d'eux qui apprécient aussi leur musique.
Pour ces artistes, Il leur manque juste un peu de couverture médiatique pour être diffusés sur des radios nationales.
Il y a plein de musiques différentes. Il suffit d’ouvrir ses oreilles (même pour un oiseau) et d'être un peu curieux.

En 1994, une loi a contraint "les radios spécialisées dans la mise en valeur du patrimoine musical à diffuser 60 % de titres francophones dont un pourcentage de nouvelles productions pouvant aller jusqu'à 10 % du total, avec au minimum un titre par heure en moyenne." (Source CSA)
Les radios dites commerciales ont biaisées la loi en mettant en boucle certaines chansons françaises. Toujours les mêmes chansons et issues de majors.
C’est clair, avec le matraquage à longueur de journée de la même musique, on finit par l'avoir dans la tête et l’apprécier. Ce n'était pas le but de cette loi. 
Les radios pensent avant tout à leurs profits via les contrats qu’elles ont avec les majors de la musique qui, elles aussi, cherchent le profit. Je n’ai rien contre si c’est loyal et juste et si cela ne s’adresse pas à une élite.

La liberté, ce n’est pas le lavage de cerveaux et devoir écouter toujours la même soupe.
Je préfère garder ma liberté d'écoute et choisir ce que je veux écouter.
Oui à une réelle liberté musicale variée !

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